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:en 1956 à La Seyne-sur-Mer

"Nous n'avons pas besoin d'espoir, nous avons seulement besoin de vérité"
''BORN ON STALINE BOULEVARD'' Tout le monde n'a pas eu la chance de naître dans une cité HLM, ouvrière, dans une ville communiste. Conscient de ces privilèges d'un enfant bien né, j'ai construit ma vie sur cette trinité : la promiscuité solidaire, le travail et l'idéal d'un monde meilleur où '' Pif le chien'' paraîtrait deux fois par semaine. J'aurais voulu rester enfant pour ne pas à avoir le sens des réalités, c'est bien ce qui m'a pourri la vie ''le sens de la réalité'' et surtout le devoir de vie en attendant la mort. La peinture est pour moi l'attente la moins douloureuse que j'ai trouvée, l'acte me conduit dans une logique sans passé et sans futur, rien que du présent et ce présent je le savoure en faisant traîner les choses et en imaginant que je fais un truc très important. Je remercie dans le désordre : Théodore Géricault, Léo Ferré, Gustave Courbet, The Who et Fernand Léger pour m'avoir doucement fait croire que nous aurons le temps d'inventer la vie, la beauté, la joie et qu'un jour, nous ne mourrons plus de rien et que nous vivrons de tout. C'est trop ouf alors j'y crois.

Not everybody got the chance to be born on a suburban city black like me in a communist town. Aware of there of a well born child, I have built my life on the following trinity: binding promiscuity, hard work and the ideal of a better world where " Pif the Dog" would appear on the news-stand twice a week. I would have liked to remain a child so as avoid having a sense of reality, for "a sense of reality" is really what ruined my life and even more so the duty of life while awaiting death. Painting is for me least painful way of waiting I've found, the act leading me to a form of logic where neither past no future exist, nothing but the present. And I savour this present by making things linder and imagining that I'm doing something very important. I thank in the wrong order: Théodore Géricault, Léo Ferré, Gustave Courbet, The Who and Fernand Léger for allowing me to gently believe that we'll have time to invent life, beauty, joy and that on day we'll no longer die of anything and that we'll live of everything. It's too much whew so I believe it.

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